Jeudi 24 novembre 2011 4 24 /11 /Nov /2011 22:17

Sigismund a ouvert et est entré dans une longue période de silence, je vous l’accorde bien volontiers. C’est long d’écouter l’anamnèse du monde malade qui nous entoure et de prendre la mesure de ce qu’il va bien pouvoir s’écrire ici.

Tout d'abord, je voudrais remercier les 12 visiteurs uniques de ces 10 derniers jours, maman, papa, Caro, Lola, mon chat Matthieu et les quelques autres.

 

Arrêtons la prétention quelques instants et commençons les conneries :

 

Je ne peux pas commencer avec une thèse finale, elle va donc plutôt ouvrir la discussion.  Cette thèse finale était : la psychanalyse comme idéologie, nouvelle croyance du monde moderne. Difficile d’adhérer pleinement à un autre mode de pensée avec la permanente conscience que tout est influencé par l’autre, le discours de l’autre. L’autre et son discours comme partenaire total de mon propre inconscient, c’est d’ailleurs un des fondements de la psychanalyse elle-même et c’est là, par une de ses théories, qu’elle se pose déjà en idéologie dogmatique. Car avec cette idée, même si je me sépare de cette discipline, elle peut l’expliquer psychanalytiquement parlant… Je résiste, j’écoute le grand Autre, j’écoute mon désir de me singulariser… Tout cela au delà même des conneries oedipiennes.  Elle s’enferme et enferme le disciple dans une théorie sans capacité réelle de créer complètement autre chose. Elle a une capacité recouvrante, grignotante, dévorante. Il faut pouvoir récupérer l’action et le désir. Récupérer une demande adressée au monde. Sans devenir un zombie volontaire, acceptant tout et n’importe quoi.

 

Gilles Deleuze parle d’oedipianisation du monde occidental, d’une réponse globale à une demande générale. En soi il se fout pas mal de la validité du concept d’oedipe, ce qu’il interroge c’est ce qu’il crée chez nous, dans notre société capitaliste. Alors il est difficile de parler de tout cela sans la gestion des théories mais petit à petit j’espère qu’il sera possible, en introduisant les notions et les réflexions, de prendre la mesure de l’impact de la psychanalyse aujourd’hui. Sans être même directement concernée. Je ne cherche pas à faire son procès, j’y consacre beaucoup trop de temps pour cela mais j’aimerais questionner de nouveau son enjeu, ne pas adhérer tête baissée, tel un mouton, puisque pour rien d’autre au monde je n’aurais envie de le faire. L’adhésion simple et guidée est affaire de religion mais pas que. Qu’elle soit l’avatar d’une religion je peux le penser mais au même titre alors que les sciences dures. Quand le comportement est affecté ou devient l’agent de théories, il me paraît sensé de faire ce parallèle. Il est tentant de l’objecter en ce qui concerne les sciences dures, objectivables, démonstratives et pourtant… La dictature qu’elles imposent peut laisser tout de même imaginer le contraire.

 

 

Que d’occupations en attendant la mort.

Par Sigismund
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Mardi 15 novembre 2011 2 15 /11 /Nov /2011 21:05

La psychanalyse m’a contaminée. Et je craque. J’ai récemment baisé ma mère. Je suis honnête 57 fois par jour, cohérente 28 fois, j’emploie les mots honnêteté et cohérence 273 fois dans une même journée, je dis ce que je pense, je désire, je culpabilise, je désire, non, je culpabilise, non je désire. NON ! J’ai appris à dire NON ! Mais je dis tout le temps « oui », en faisant des compromis, en analysant la situation, en posant les faits réels, les faits symboliques, puis le réel, puis le symbolique NON le réel. Mais le symbolique c’est réel, non ?

 Les autres devraient y aller aussi pour se rendre compte à quel point la vie change… Clairement, ma vie a changé, j’ai compris. Et je veux que les autres comprennent maintenant, comprenez bordel ! TU BAISES TA MERE TOI AUSSI !!!! Pardon. Ce sont des traces mnésiques, un souvenir anodin, les cris de ma mère pendant son accouchement. Les fleurs lavande de sa robe de nuit le jour de mes 4 ans… C'est cela la psychanalyse, s'égarer au pays de soi-même.

Un café ?

My name is Sigismund prend du service et il a trouvé son concept tant recherché depuis toutes ces années. Déconstruire la psychanalyse en utilisant la psychanalyse. Et alors tenter de répondre aux problématiques suivantes, la psychanalyse ouvre-t-elle sur le monde, sa bonne parole est-elle emplie d’une nouvelle morale, remaniée, redirigée, réorientée ? Ne fonctionne-t-elle pas simplement comme une idéologie, une théologie, un business servant le capitalisme ? Un communiste peut-il être freudien ? Et enfin et de loin la plus importante, ne voit-on pas tout à la lumière de la psychanalyse, n’a-t-elle pas réponse à toutes les questions, qu’a-t-elle le droit de dire sous couvert de sens ? Recouvre-t-elle vraiment tous les domaines, comme une croyance sans fin, un dogme refermant le sujet sur lui-même et les autres utilisant eux aussi cette pratique ? Ou est passé le champ social ? La révolution ?

Etes-vous contaminés ? Parlez vous d’Œdipe Roi ? De papa absent et maman castratrice ? De vos lapsus ? Vous sentez-vous faibles face à ceux qui détiennent une vérité mystérieuse sur le divan, vous regardant avec mépris parfois ou condescendance ? Je fais partie de ces nouveaux élus.

Sigismund est là également pour vous enseigner, vous instruire sur les grands concepts psychanalytiques, au travers de véritables leçons de psychanalyse. Pour critiquer ou pour aimer, il faut comprendre. Oui, je vais t’apprendre des choses que tu ne maitrises pas pour le moment.

Sigismund n’est pas à but de vérité mais de recherche, de recul et avant tout de passion. Il commence avec mon point de vue, qui change toutes les 36 secondes. Sigismund propose un voyage et un développement de repères qui partent encore en fumée pour le moment. Poser l’histoire, la genèse, le retour des mythes. Et y voir la question cruciale : est-ce néfaste ? Est-ce l’illumination de ces derniers siècles ? Est-ce ça : entrer dans la société d’aujourd’hui ? Entre souvenirs, fantasmes, virtuel et réalité ?

Par Sigismund
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  • humour littérature philosophie moi ça
  • Déconstruire la psychanalyse, en utilisant la psychanalyse. La prendre à son propre piège, voilà ce que je me propose de tenter sur ses pages. Un essai sur cette discipline, coincée entre soins, idéologie, intellect et capitalisme.

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